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 Le royaume d'Albérich: A la recherche du Niflheim (ne se passe pas en Sibérie, mais en Russie)

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MessageSujet: Le royaume d'Albérich: A la recherche du Niflheim (ne se passe pas en Sibérie, mais en Russie)   Dim 23 Juin - 23:46

Une brume glacée s’élevait dans les marais de Vassiougan, en Russie, auréolant de son mystère et de sa pâleur fantomatique ces immenses marécages situés non loin de Novossibirsk. La nuit, vieillie par les heures et vaincue par la pâleur orangée de l’aurore, se retirait lentement, laissant pourtant quelques pans de son rideau d’ombres dans le ciel en de noirs nuages pourtant inexorablement engloutis par la lumière dorée de l’aube. Peu à peu, le marais russe s’animait par la vie qui y pullulait, comme à chaque été.

C’est là, avec de l’eau jusqu’aux hanches, que Shindoë pataugeait dans la vase et les plantes des marécages, se distribuant des baffes à tour de bras pour écraser les moustiques, ce qui, de loin, devait former un tableau assez comique. Si elle n’avait pas l’amour des vieilles reliques et des tombeaux, Shindoë aurait laissé tomber au moins dix fois.

Tout avait commencé huit jours avant. Athéna (Sainte Cruche pour les intimes) l’avait convoquée personnellement –dire que la Russe avait été surprise serait un euphémisme- afin de lui confier une mission. Quand elle avait entendu de quoi il s’agissait, Shindoë avait manqué d’exploser de joie.

Sa déesse lui fait un cadeau d’anniversaire largement en avance : elle l’envoyait en mission d’exploration dans des ruines à la recherche d’une très ancienne relique, nommée la pierre Thrallique. Les Thralls étaient une catégorie de l’époque nordique, la caste des esclaves, donc elle avait vaguement compris que cette pierre servirait à soumettre quelqu’un…ou plusieurs quelqu’un. Selon leur déesse, cet artefact légendaire se trouverait dans les ruines du Niflheim, le monde des Brumes de la mythologie nordique. Ce royaume des morts devrait son nom à la brume qui l’entourerait constamment, telle une barrière de fumée, ou, pour les plus simples, une herse d’âmes errantes maudissant sans cesse ceux qui viendraient profaner leur territoire.

Puis ça s’était gâté quand sa déesse lui avait dit qu’elle n’irais pas seule et qu’un chevalier d’Or l’accompagnerait, histoire d’éviter à une chevalier novice d’être débordée si jamais combats il y avait. C’était dans ces genres de moments que Shindoë aimerait pouvoir être insolente sans risquer sa vie et qu’elle apprécierait rappeler que, novice ou pas, elle avait massacré ses parents de ses petites mains d’enfant de cinq ans, qu’elle avait tué sans le moindre état d’âme son père adoptif et bien d’autres personnes, et, enfin, qu’elle avait réussi à infiltrer un des camps de base des Pallasites et à s’en sortir vivante. Les risques, elle les connaissait  et elle les affrontait. Seule.

Mais sa déesse avait été intraitable et l’avait aussitôt envoyé faire des recherches sur le Niflheim avec l’ordre de lui faire part de ses résultats une fois qu’elle aurait trouvé et, surtout, l’avait fait surveiller, histoire qu’elle ne se fasse pas la malle avec l’emplacement du monde des Brumes en tête. Puis elle lui avait assuré que son coéquipier travaillait aussi sur la question et qu’elle ne serait pas la seule à travailler.

Boudeuse, le Serpent s’était mise au travail. Pour aboutir, cinq jours plus tard, à une conclusion. Si le monde des Brumes n’était accessible par les mortels que peu de temps chaque année, c’était que, le reste du temps, il devait être bloqué par quelque chose. Or, si on recoupait les informations, c’était à dire brume et inaccessibilité temporaire, c’est qu’il devait se trouver dans un endroit très humide et donc sujet à des hivers très rudes. Le seul pays qui aurait pu avoir des incursions nordiques recoupant tous ces paramètres était la Russie, et plus précisément les marécages de Vassiougan, dont une bonne partie restait inexplorée.

Aussi la Russe avait-elle fait son rapport à Athéna. Qui lui avait appris dans l’intervalle que le Chevalier d’Or qui faisait équipe avec elle était déjà sur place depuis trois jours et qu’elle n’avait pas réussi à lui mettre la main dessus avant pour lui dire.

Shindoë avait donc fait le voyage jusqu'à Moscou en avion puis jusqu'à Novossibirsk en transsibérien puis avait commencé ses recherches dans le marais dés son arrivée, évitant les zones exploitées par les gros bras du pétrole et du gaz, qui auraient forcément annoncés leur découverte.

Ca faisait deux jours qu’elle explorait de long en large le cœur du marais en compagnie de son coéquipier, à la recherche d’une quelconque ruine, mais rien.

Les jambes coupées par deux jours de recherche ininterrompues, Shindoë s’étira. Vivement qu’ils trouvent ce fichu monde des Brumes...
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MessageSujet: Re: Le royaume d'Albérich: A la recherche du Niflheim (ne se passe pas en Sibérie, mais en Russie)   Jeu 1 Aoû - 20:00


Nâtarâja avait assisté à l'entretien, entre Athéna et Shindoë. Elle se trouvait, en fait, à quelques mètres des deux jeunes femmes, dans un renfoncement, non loin du trône d'Athéna. Un lourd et gigantesque rideau écarlate, retenu par une brassière de cordons dorés, masquait la présence du chevalier d'or de la Vierge. Nâtarâja avait assisté à toute la discussion, évoquant l'existence du relique très ancienne, qui permettrait d'obtenir un quelconque pouvoir d'asservissement sur le genre humain.

**Curieuse idée. Pourquoi Athéna chercherait-elle à mettre la main sur pareil artefact ?!? Sûrement avait-elle une idée derrière la tête.**

Après le départ du jeune serpent, Nâtarâja sortit de l'ombre. Athéna, qui était au courant de sa présence, lui demanda de veiller sur la jeune fille, qui, selon la déesse de la guerre, avait un caractère de chiotte. Le chevalier de la vierge accepta, tout naturellement. De mémoire, cela faisait fort longtemps, qu'une femme n'avait pas revêtu cette armure sacrée, celle du protecteur de la sixième maison. Nâtarâja était une jeune indienne de 26 ans, plutôt bien proportionnée. Son teint sombre, lui donnait un air inquiétant, et l'on ne pouvait s'empêcher de remarquer une ressemblance avec les portraits dépeints de la déesse Kâli. Ce qui était trompeur, car la jeune femme était, en fait, la réincarnation de Shiva sur Terre. Depuis les débuts de la chevalerie, l'armure de la Vierge avait été endossée par des êtres d'exception. Des maîtres spirituels, des prédicateurs, des princes de la paix, philosophes, la plupart du temps orientaux. Des bodhisattvas ayant fait le vœux de libérer l'humanité de cette souffrance intrinsèque, chronique et cyclique. Nâtarâja ne faisait pas exception. Détentrice d'un pouvoir destructeur, elle priait de tout son être, et cela quotidiennement, pour le salut de la race humaine. Elle n'aurait de répit qu'une fois l'ultime et dernière âme sauvée. Ce vœu, elle l'avait fait il y a très longtemps.

Une discussion entre Nâtarâja et Athéna fut donc entreprise. La déesse livra quelques indications au chevalier de la Vierge. Cette dernière put donc apprendre, que l'artefact en question dégageait une aura maléfique, et de ce fait, il serait sûrement facile de le repérer. Nâtarâja avait déjà une petite idée, sur la façon de procéder. Elle prit congé d'Athéna, s'inclinant avec déférence, et prit le chemin du retour, vers son temple.

Une fois revenue dans son temple, Nâtarâja se mit en position du lotus, et entra dans une profonde méditation. Une fois son esprit concentré sur un objectif, sa pleine puissance pouvait être libérée. Elle psalmodia quelques mantras en sanskrit, puis sa concentration fut complète, idéale. Elle projeta son cosmos, et tenta de déceler la moindre trace maléfique de cet artefact. Après quelques heures de recherche, elle put mettre la main, sur une information prometteuse. L'artefact semblait se trouver en Russie.

C'est au moyen de la bilocation, qu'elle se rendit en Russie. La bilocation était une faculté extraordinaire, qui lui permettait d'être à deux endroits à la fois. Cette faculté était obtenue, après un long cheminement spirituel. Une fois l'esprit, le cœur, et l'âme en paix, certaines facultés apparaissaient chez les sujets ayant atteint un certain niveau, leur permettant d'accomplir des miracles, en quelque sorte. A la fois en méditation dans son temple, et sillonnant les routes de la Russie, Nâtarâja cherchait à retrouver la personne qu'elle devait accompagner : Shindoë. Combien de temps mettrait-elle, avant de trouver la zone des marais de Vassiougan. Nâtarâja n'eut pas besoin d'attendre bien longtemps. Sa partenaire arriva. Toutes deux se mirent à chercher l'entrée. Deux cerveaux valaient mieux qu'un. Elles ne seraient pas trop de deux, pour venir à bout de cette énigme.

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MessageSujet: Re: Le royaume d'Albérich: A la recherche du Niflheim (ne se passe pas en Sibérie, mais en Russie)   Mar 20 Aoû - 15:52

Elles pataugeaient toutes les deux dans l’eau depuis quatre heures, Shindoë aux côtés de Nâtarâja de la Vierge, à repousser les nénuphars et les lentilles d’eau à la recherche du moindre signe suspect, quand elles entrèrent dans un minuscule delta ouvrant sur une étendue de brume pâle et glacée. Toute vie semblait avoir désertée l’eau noire et boueuse, depuis les énormes nénuphars jusqu'à la plus petite algue verte. Des arbres morts à moitiés affaissés s’élevaient tant bien que mal vers le ciel bouché par la brume, alors qu’une odeur épouvantable s’élevait de l’eau.

Shindoë plongea la main dans l’eau et, en ramenant à son nez, la sentit avant de grimacer.

-Du pétrole. On doit être sur un ancien et gigantesque charnier…

C’est à ce moment là qu’elles entendirent les premiers murmures, les premiers mots de voix fantomatiques issues directement de la brume. De simples mots, sans sens, dans une langue que la Russe ne comprenait pas et qui ne devaient plus être intelligibles depuis des centaines et des centaines d’années, alors qu’une désagréable sensation de présence se mit à peser sur elles. Ils n’étaient plus loin de Nifleheim, sans doute…

Shindoë secoua la tête, tentant de chasser les présences de son environnement immédiat, et reprit son avancée, finissant par trouver une berge exempte de brume. Deux énormes statues de pierre, représentant un serpent dressé et une tête de dragon au cou tendu, tous crocs dehors, se dressaient face à face, comme s’ils se défiaient. La pierre était impeccable, comme si les statues étaient nettoyées tous les jours, et la Russe s’approcha, posant la main sur le serpent de pierre.

-Jörmungandr face au dragon Nídhögg. Etrange… Nídhögg garde Yggdrasil alors que Jörmungandr entoure Mannheim/Midgard. Ce n’est pas habituel de les voir opposés ainsi, indiqua Shindoë en se tournant vers Nâtarâja. Je pense que nous sommes à l’entrée de Niflheim.

Comme pour confirmer ses allégations, les voix fantômes reprirent leurs murmures et leurs menaces antiques, d’une octave plus haut cependant. Comme si elles voulaient les chasser de leur territoire.

-Il doit y avoir un mécanisme pas loin. Les nordiques n’ont pas mis ces statues au milieu de la brume pour rien…, songea à haute voix Shindoë en regardant les deux reptiles se faire face.

Les deux monstres se montraient mutuellement les dents, gueule ouverte sur un hurlement que nul n’entendrait jamais. Et c’est à cet instant que la russe repéra une petite cavité au pied des deux monstres, pile à l’endroit que les deux gueules béantes et menaçantes visaient.

-Nâtarâja ! Montez sur Nídhögg et vérifiez si vous trouvez un levier ou une dalle de pression dans sa gueule. Moi, je vais voir sur Jörmungandr.

Autant rester entre serpents…

Shindoë commença donc à escalader le serpent de Midgard, utilisant les aspérités de la roche pour se hisser sur la tête du monstre, sur laquelle se trouvait un petit carré de pierre, assez grand pour qu’un homme puisse y tenir debout et, à son extrémité, une sorte de plaque. Celle-ci devait réagir à la pression imperceptible de la pointe des pieds des prêtres durant les cérémonies antiques et leur permettre de faire croire qu’ils commandaient aux statues, et donc aux éléments. La Russe s’agenouilla, actionnant le poussoir, qui se déclencha avec un « clic » discret. Immédiatement, Jörmungandr se mit à cracher des flammes vives qui touchèrent la cavité au pied de Nídhögg, dont le cou s’alluma progressivement de runes rouges gravées dans la roche à mesure que la chaleur et le feu montaient dans le dragon. Puis une trainée de flammes jaillit du sol, au côté opposé à l’eau noire du marais, formant la première partie de la rune Othila, le O runique. La Russe jeta un œil à sa coéquipière, qu’elle avait manqué de bruler.

-Oups ?

Othila:
 
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