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 Les Liens Du Sang [RP Flashback : Hallþóra & Apollyon]

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Lalibela Temn'Ishuvala
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Citation : Le Destin N'Est Que La Trame De L'Histoire

MessageSujet: Les Liens Du Sang [RP Flashback : Hallþóra & Apollyon]   Mer 5 Fév - 16:34

Bratja (BROTHERS) by Full Metal Alchemist Original Soundtrack on Grooveshark


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** Voilà bien des siècles maintenant, que je réalise ce pèlerinage, sur la terre qui nous a vus naître, nous, ainsi qu'une partie de nos ancêtres. Sous diverses formes, apparences, j'ai arpenté ces sentiers, senti ces embruns. De si nombreuses fois, j'ai longé les falaises, et observé le lointain, mais rien, non rien, n'a jamais permis à mon cœur de guérir de ses blessures. **

Empreinte d'une mélancolie qu'elle ne prenait guère la peine de dissimuler, Hallþóra revenait au pays, comme si souvent au cours de ces derniers siècles.

Chacune de ses visites avait pour but de la rapprocher un peu plus de son frère, du moins par la pensée. En se rendant régulièrement sur sa tombe, elle espérait trouver l'inspiration, une solution miracle, qui permettrait à son cher jumeau de s'échapper de cette sombre et profonde prison qu'était le Tartare, où il fut enfermé et puni par Zeus. Depuis si longtemps, ils avaient été séparés, et le souvenir douloureux de cette séparation était encore présent.

Dans son malheur, seule l'âme de son frère avait été enfermée au Tartare, et en attendant des jours meilleurs, ou un coup du sort, elle n'avait, en guise de consolation, que le corps de son frère, enterré en ce lieu, sur cette terre, où il avait vu le jour.  Chaque fois qu'elle venait, elle prenait le temps de s'asseoir, adossée à la pierre tombale, regardant l'horizon, comme une promesse du salut à venir, parlant seule et à voix haute, à ce frère qu'elle espérait tant revoir. Cette fois ci, elle contrevint à ses habitudes.



Debout, presque prostrée devant la tombe de son frère, elle se remémora tous les souvenirs qui lui revinrent en mémoire, les poings serrés. Les larmes ne coulèrent pas, non .. mais la colère tendait son corps à l'extrême. Une fureur bestiale s'empara de son être, et déclencha un ouragan de sentiments dans son cœur. Des émotions trop longtemps refoulées, qui aujourd'hui, décuplées par la culpabilité, le manque, le sentiment d'abandon, d'échec, avaient un effet boule de neige, donnant naissance à une rage qu'elle avait peur de ne pouvoir contrôler.  Hallþóra se distinguait des autres fils d'Arès, et des Berserkers en général. Elle ne vivait pas pour la soif de combats, pour la soif de sang. Elle n'aimait pas particulièrement la violence non plus. D'ailleurs, durant de nombreux siècles, elle avait choisi de se tenir loin des agissements de son père, n'approuvant pas ses méthodes, et ses choix personnels, et c'est pour cela, qu'elle vécut un bon moment au Sanctuaire, où elle endossa, à l'instar de sa mère et de son frère, l'armure d'or du Lion.

Elle avait une affection particulière pour les êtres humains, même si une partie d'entre eux, seulement, se battait pour leurs idéaux, leurs convictions, et contre l'ordre établi par des dieux, la plupart du temps égoïstes et despotes. Elle avait épousé une partie des valeurs que la déesse de la Guerre défendait, mais les liens du sang, le lien qui l'unissait à sa famille était plus fort, mais cela .. elle ne le découvrirait que très bientôt.

Avant de quitter le Sanctuaire, pour la seconde fois, Hallþóra se chargea d'elle même, de surveiller les faits et gestes de son père. Que ferait-elle le moment venu ?  Elle ne le savait pas. Mais elle souhaitait être là. Elle connaissait son père, et ce dernier ne resterait pas éternellement les bras croisés. Depuis plusieurs siècles, maintenant, il avait su se faire oublier de tous, et même de Zeus, son père. Endormir la méfiance, pour frapper au meilleur moment était l'une de ses stratégies favorites.

Mais en cette heure sombre, marquée par la douleur, ses pensées n'étaient concentrées que sur son frère. Il ne fallut pas longtemps à Hallþóra, pour identifier quelque chose d'anormal. Elle n'était pas seule. Ses visites avaient toujours été accompagnées par la Solitude, et aujourd'hui, ces vermines ne prenaient guère la peine de masquer leur odeur méphitique, car ils venaient bien des enfers, cela, elle en était persuadée. Il ne fut pas utile qu'elle se retourne, afin d'identifier le nombre d'ennemis. Ils agissaient à découvert, certains de leur victoire finale. Bon nombre de soldats d'Hadès étaient des lâches. Une fois en meute, la peur masquée par le nombre, les coups bas n'étaient plus vraiment utiles. Ils jubilaient de pouvoir ainsi affirmer leur supériorité en groupe, croyant s'attaquer à un fragile animal sans défense, un vulgaire mouton, qui aurait été oublié sur le bord de la route. Grave erreur.  Aujourd'hui, elle ne possédait aucune armure pour se défendre, mais elle n'était pas sans défense. Elle parviendrait, au moins, à emporter quelques uns de ces spectres avec elle dans la mort.

Soudain, presque détendue, ses poings se relâchèrent. Elle sentit une vague de sérénité parcourir son corps. Elle porta sa main droite à hauteur du cœur, en guise de pensée à son frère, puis se retourna, faisant face à ses assaillants. Elle dénombrait pas moins de quatre spectres, accompagnés par six gardes squelettes, qui faisaient office de chair à canons.


Spoiler:
 

Tous semblaient si sûrs de leur victoire. Hally, quant à elle, les observait, impassible. Elle s'apprêtait à se battre, ce qu'elle n'avait pas eu à faire depuis bien longtemps. L'un des spectres ordonna aux six premiers d'attaquer. Sans doute croyaient-ils que du menu-fretin serait suffisant, pour éliminer un chevalier sans armure, mais pourquoi avoir fait déplacer quatre spectres, dans ce cas ?!?

Hally accueillit les six gardes squelettes, qui se ruèrent comme des damnés, sur la sainte sans protection. Celle ci riposta, sans autre cérémonie. Une fois les gardes à sa portée, elle ne prononça que deux mots.. Il était inutile de gaspiller davantage de salive pour ces larbins.

Konungs Reiði

Ces deux mots furent lâchés du bout des lèvres, dans un soupir, un murmure. Ce qui allait suivre, elle le savait, n'allait pas leur plaire. Elle qui semblait d'une sérénité sans égal, soudain, vit ses traits se modifier. Animée par une rage qui s'exprimait de l'intérieur, les traits de son visage se contractèrent, et de sa bouche sortit un cri puissant et bestial, semblable au rugissement du Lion. Son cosmos s'éleva rapidement, agissant sur l'air ambiant, pour le refroidir, jusqu'à recouvrir le sol de givre, puis de glace. Les six gardiens furent stoppés net dans leur course, et immobilisés. Hallþóra put observer les mines paniquées de tous ces crânes chauves, et déclencha la seconde phase de son attaque.


C'est alors, qu'elle créa un vent froid, intense et glacial, qui prit rapidement la forme d'un blizzard, donc les cristaux de glace tailladèrent les six gardes de manière similaire. Ces derniers furent projetés en l'air sous l'effet du choc, et retombèrent lourdement sur le sol, lacérés, mis en pièces.

En arrière plan, les quatre spectres se mirent en mouvement. Visiblement, cette « jeune » femme leur donnerait un peu de fil à retordre. Tous les quatre s'avancèrent, l'air menaçant. Hally se mit en garde, mais soudain.....

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Apollyon
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MessageSujet: Re: Les Liens Du Sang [RP Flashback : Hallþóra & Apollyon]   Sam 8 Fév - 18:32


Partie I : Le voleur de foudre !


Il avait finalement été repéré. Bien qu’il connaissait les plus sombres recoins de ce temple, de cette forteresse imprenable, il était impossible qu’il puisse ressortir d’ici sans encombre, il ne le savait que trop bien. Et pourtant il l’avait espéré… L’espoir… la colère… tant de sentiments se bousculaient en lui à cet instant même face aux souvenirs de ces lieux… Ces sentiments... c’était l’avantage, ou l’inconvénient suivant de quel côté vous vous placez en lisant ces lignes, de n’avoir été qu’un homme avant de devenir un dieu. Les humains accorde plus de poids à leurs sentiments qu’un dieu étant donné la durée si réduite d’une vie humaine. Ayant été un simple homme, il chérissait la valeur de ces sentiments qui le poussaient à aller aussi loin, même s’il avait souvent été regardé comme une sorte de paysan parmi ces demi-frères dieux. Il courrait dans ce long corridor, essayant de semer les  gardes derrières lui, tout en espérant que personne ne le reconnaitrait… Il devait impérativement resté caché sous sa capuche. Même si personnes ne le reconnaitrait dans son corps actuel, il devait faire attention à ne pas dégager trop de cosmos, au risque de se faire reconnaitre par les plus vieux gardes, ceux qui étaient là il y a de ça plus de 600 ans lorsqu’il s’était fait capturer dans ces lieux avant même de n’avoir pu approcher le temple principal. Ces cheveux et ces yeux n’étaient pas de la même couleur et de plus, il portait en dessous de sa capuche, un surplis d’Hadès ; plus précisément une réplique de l’armure d’or du lion version surplis. Il ne fallait surtout pas les sous-estimer car même si ici ils ne sont que de simple gardes ; il n’en reste pas moins les gardiens de la chambre de Zeus, dans ce lieux si majestueux que les douze dieux principaux avait appelé l’Olympe ! Car oui, c’est bien là qu’il se trouvait… En train de quitter à la hâte le temple de Zeus, poursuivit par la garde rapprochée de la chambre de Zeus. Il regarda alors l’objet qu’il tenait dans les mains, cet arcane datant presque de l’origine du monde, qui lui avait permis de voler ce qu’il était déjà venu chercher la première fois… Il devait à tout prix s’échapper, car jamais il ne permettrait qu’on le renferme une nouvelle fois dans le Tartare !


Flashback :

Nous sommes en 1979. Depuis combien de temps déjà était-il enfermé en ces lieux, aux côtés des plus grand « méchants » que les dieux grecques n’avait jamais connu. Sans corps, il n’était qu’une âme ne pouvant ni voir, ni toucher, ni sentir, ni manger, ni pleurer, ni parler et surtout pas hurler… la seule chose qu’il pouvait faire était de canaliser toute sa haine qui débordait de chacune des parcelles de son âme. Sa colère ne faisait que grandir de siècle en siècle depuis que son âme avait été séparée de son corps divin par Zeus lui-même, et enfermé au Tartare, au même endroit où le dieu des dieux aimait enfermer tous ceux qui l’avait défié. Il se souvenait avoir été enfermé en l’an 1489... Mais n’ayant aucun notion du temps ici, entouré que par le noir et les ténèbres, il ne pouvait guère se rendre compte depuis combien de temps il y était… et sans savoir si un jour, son calvaire se terminerai.  Rahh ZEUS ! S’il avait espéré le calmer en l’enfermant ici c’était peine perdue ! Il n’arrivait plus à penser à autres choses que libérer sa colère et son courroux sur l’Olympe ! Mais tout ça serait bientôt fini ! Depuis quelques jours, les Titans avaient été relâché les uns après les autres par un être très puissant. Trois était déjà sorti, et lorsque le Tartare s’ouvrirait à nouveau, il se faufilerait dans cette ouverture et reprendrait sa liberté ! Tout ce temps à passer ici… il avait passé son plan en revue des millions de fois et savait exactement quoi faire… Une fois en dehors, il n’irait surtout pas réintégrer son corps. Il entrerait dans le corps d’une femme enceinte, et naitrait de nouveau. Il bloquerait alors sa mémoire et ces pouvoirs, au moins jusque ces 5 ans, histoire de pouvoir grandir normalement, et à l’abri de tous soupçons.  

Tous penseront qu’il est encore enfermé au Tartare. Et puis, une fois que ces souvenirs seront revenus, il retournera sur l’Olympe, là où il s’était fait attraper la première fois. Cette fois-ci, cette traitresse d’Athéna ne pourra pas prévenir son père de son arrivée, et personne ne pourra alors l’empêcher de lui voler le Keraunos ! Car oui, c’est bel et bien en essayant de voler la foudre divine capable de tuer ou sceller les dieux, qu’il s’était fait prendre la première fois… Tout comme Icare dans la fable, il était un homme qui s’était élevé au-delà des cieux, devenant un dieu lui-même, et qui, voulant s’élever encore plus haut, fini par se brûler les ailes. Quel mal y avait-il à en vouloir plus ? L’ambition est le propre de l’homme, et lui plus qu’un autre, était empli de cette ambition. Son père, Arès, était l’un des seuls qui, parmi les douze, était traité de fou ! Il leur monterait à tous qu’Arès avait le potentiel pour surpasser le dieu des dieux, pour lui prendre sa place comme son père l’avait fait avant lui, ainsi que le père de son père avant lui ! En volant le Keraunos à Zeus, ce dernier ne pourrait plus se complaindre dans sa position dominante et se fera détrôner un jour ou l’autre. Faites saigner un dieu pour montrer aux autres qu’il n’est pas aussi invulnérable qu’il ne le fait paraître… Et puis après tout, Zeus aussi avait dérobé le Keraunos, ou plutôt, Mnémosyne l’avait dérobé pour lui… C’était en découvrant cette vérité qu’il comprit que l’éclair divin pouvait être volé à Zeus, et ce ne fut qu’une question de temps avait qu’il ne compris comment. Il n’avait toujours pas abandonné cette idée, et même s’il devrait attendre quinze ou trente ans de plus après sa sortie, il réussirait là où il avait échoué la première fois. Il volerait le Keraunos !

Mais ça y était, les portes s’ouvrait à nouveau… Il était temps pour lui de sortir de son trou !

Fin du Flashback.


Après avoir semé ces poursuivants, notre perturbateur se dirigea vers l’une des sorties qui allait le mener directement là où il voulait. La plus part des sorties du mont Olympe étaient en réalité des portails donnant accès à divers endroits du globe ; et si rien avait changé, il allait atterrir exactement sur la colline où reposait son corps.

Après être sorti du Tartare en 1979, l’âme prisonnière d’Apollyon se retrouva dans le corps d’une femme, qui, sans s’expliquer comment, tomba enceinte. Évidement, personne ne la crut. Après neuf mois, elle décéda brutalement dans un accident de voiture, mais une chose inexplicable arriva alors, l’enfant qu’elle portait et qui se retrouva donc avec elle en enfer y arriva en vie ! Personne ne s’en redit compte, mais c’est l’âme immortelle d’Apollyon qui avait permit à cet enfant de s’éveiller à l’Arayashiki. A cette époque, l’enfer n’était pas encore bien géré, pandore n’étant encore qu’une enfant chapeautée par les dieux jumeaux, et Hadès attendant patiemment l’arrivée de Shun.  Les gardes squelette qui le trouvèrent décidèrent de garder cette erreur de la nature comme il aimait l’appeler. Il grandit donc aux enfers sans parents, étrangement faible, et avec les souvenirs bridé. C’est pour cette raison qu’il portait actuellement le surplis de l’armure du Lion. Aucune étoile n’avait étrangement voulu posséder son corps, tous pensant que sa faiblesse était en cause, alors qu’en faite, à ces 5 ans déjà, il avait déjà retrouvé la mémoire et qu’une étoile ne pouvait pas posséder un corps humain qui lui-même est possédé par l’âme immortelle d’un dieu. Il regarda de loin la guerre entre Athéna et Hadès qui se déroula en 1986 et attendit patiemment son heure, surveillant les entrées secrètes menant en Olympe dont il connaissait l’existence. C’est ainsi qu’il y a deux jours, la garde d’une des portes qu’il surveillait fut relâchée pendant quelques minutes. Juste assez de temps pour lui permettre de pénétrer sur le mont sans être repéré. Il lui fallut ensuite à peine une demi-journée pour parvenir jusqu’à la chambre de Zeus et attendre de pouvoir lui voler sa foudre directement sur son corps… Mais là encore fallait-il faire face à Zeus me direz-vous… Hé bien non... enfin, pas vraiment. Zeus a un faible pour les escapade parmi la race humaine, c’est un fait de légende connu de tous. Alors, de temps en temps, son âme quitte son corps pour aller se balader dans un corps au hasard sur terre. Il suffisait pour lui d’attendre une opportunité.  Il fallut donc à notre ami encore un jour et demi de patience, caché dans l’ombre en attendant que la fougue du dieu des dieux fasse surface et qu’il abandonne son corps divin dans sa chambre. Une chance qu’il ne dut pas attendre trois mois dans son coint. Un fois le corps sans Zeus à l’intérieur, voler le Keraunos était encore plus facile que de voler une sucette à un enfant.. après tout, un corps vide ne pleure pas ! Après quelques minutes de courses à pied, le voleur de foudre arriva finalement devant l’ouverture et sans même hésiter un instant, plongea à l’intérieur, disparaissant complètement du mont Olympe.




Partie II : Le retour du Berserkr


Quelques minutes plus tard, un combat entre des spectres et une femme commença sur une colline du compté de Vestfold en Norvège. C’est dans ce compté que naquît au huitième siècle Hallþóra et Ragnar ; deux jumeaux, frère et sœur, né de la fille du roi du royaume de Vestfold, Hálfdan Eysteinsson. Leur mère n’était pas pour autant une princesse de ce royaume, elle était une fière viking comme son père, mais également la première femme chevalier d’or du Lion au service d’Athéna. Leur père quand à lui n’était autre qu’Arès, dieu de la guerre. A cette époque, lui et Athéna étaient tous deux assez lié. Tout du moins, il n'y avait jamais eu aucune tension entre eux. Arès était reconnu pour sa colère, ces écarts, etc. ; mais entre lui et Athéna, le courant ne passait pas si mal. Arès n’avait pas vraiment de grief contre les humains que protégeait sa sœur, il profitait seulement des guerres pour se défouler de temps à autre. Si bien qu’il se lia d’un sentiment purement passionnel pour un des gold saint d'Athéna, même si les liaisons humain-dieux étaient très mal vues. Leurs enfants était donc non seulement des vikings, mais ils étaient également des demi-dieux ; qui plus est, les premiers enfants de toute l’histoire né d’une union entre un être humain éveillé au septième sens et d’un dieu. C’est donc dans ce royaume de Vestfold, qui deviendrait cent ans plus tard un compté la Norvège unifiée par le roi Harald Ier, descendant direct du roi Hálfdan, que grandit les jumeaux. C’est aussi durant cette période que naquit la légende du Berserkr, déformé en berserker de nos jours… Les livres racontent que le Berserkr était un combattant viking ultime qui était en proie à la fureur d’Odin, se traduisant par une folie guerrière qui le rendait insensible à la peur et la douleur. La vérité n’était pas si loin, excepté qu’Odin n’avait rien à voir la dedans. Ce n’était pas un don d’Arès non plus d’ailleurs, même si nous pouvons ne pouvons pas vraiment dire que ce n’était un peu pas de sa faute. En réalité, cet état que le peuple viking du compté de Vestfold qualifièrent de  guerrier fauve, traduit en vieux norrois par « Berserkr » n’était rien d’autre qu’une maladie génétique mentale. Cette maladie était apparue sur le première enfant mâle hybride entre un dieu et un être humain éveillé au 7ème sens, autrement dit sur Ragnar. Elle est l'attente du lobe frontale qui contrôle les fonctions exécutives du corps humain. Cette opposition affecte le savoir, les décisions, le jugement et les observations de l'enfant, jusqu'à entrainer des actes immodérés. Ces phénomènes prennent place de façon temporaire, mais peuvent rendre la vie quotidienne très difficile. Par exemple, un enfant atteint de cette maladie qui va commencer un dessin sur une feuille avec un crayon va perdre conscience de tout ce qui l’entoure et toute son attention sera focalisé sur ce dessin ; si bien que si quelqu’un essai d’interrompre l’enfant, il risque de se retrouver avec le crayon planté dans le corps sans même que l’enfant ne se rende compte de ce qu’il vient de faire. Avec de la volonté et de l'entrainement, ces symptômes peuvent être contrôlé afin de pouvoir utiliser cet état, et non que celui-ci vous utilise. C’est ainsi que Ragnar devin un jour un guerrier qui était connu des royaumes avoisinant comme le Berserkr ; le guerrier fauve à la force herculéenne, insensible à la peur et à la douleur. Sur un champ de bataille, il laissait sa maladie prendre totalement possession de son être, et se focalisait en l’extermination, la destruction de tout adversaire. Il était capable de se battre avec une épée plantée dans le corps pendant des heures, repoussant à chaque fois les limites de son corps. Bien entendu, le retour à la réalité était toujours très éprouvant, toutes les douleurs se faisant alors ressentir au même moment… Mais il était un demi-dieu et qui plus est le fils d’Arès ! Son corps était bâti pour résister à tout ça. Il était sans conteste l’un des guerriers les plus forts que cette époque n’ait connus… Ce n’est pas par pour rien que la légende du Berserker à fait tant de chemin jusqu’à maintenant. Après tout, il porta l’armure d’or du Lion pendant quelques années après la mort de sa mère ; et après s’être fait écarter par Athéna pour ces méthodes trop violentes, fonda l’armée des Berserker d’Arès, dont il devient le premier général, suivi ensuite des autres fils d’Arès, puis par d’autres puissants guerriers. La tradition norroise exigeait qu’à l’âge de devenir un guerrier, le père de l’enfant lui donne un nouveau nom qui ferait de lui un homme. Arès, contre toute attente, se prêta au jeu et participa au rituel, renommant Ragnar par le mot qui, en grecque, signifie destruction : Apollyon !


Alors qu’ Hallþóra s’apprêtait à combattre, une lueur étrange apparu en plein milieu du  terrain. Les spectres d’un côté et Hallþóra de l’autre regardèrent un homme encapuchonné ressortir de ce qui ressemblait à une porte faite de lumière, disparaissant derrière lui.  En dessous de sa capuche, on pouvait distinguer une armure aussi sombre que celle des spectres, où du moins ce qu’il en restait car elle était craquelée et fissurée de tous côtés. Le sang coulait beaucoup il semblait étonnant que cet homme,  chancelant en plein milieux de ce terrain,  ne s’effondrait pas par terre. Il enleva avec difficulté sa capuche et laissa tomber la cape par terre, laissant apparaître son visage ainsi que les parties cachée de son surplis. Les quatre spectres le reconnurent apparemment immédiatement.


"Mais qu’est-ce que tu fais là espèce de moins que rien ! Ça fait plusieurs jours que Tu as déserté ton poste aux enfers ! Et qu’est ce que tu fais ici dans cet état ? Répond-moi immédiatement !"


Sans dire un mot, l’homme revêtu du surplis de l’armure d’or du lion sorti ce qui ressemblait à une sorte de boule de cristal entourée de motif assez particulier, ressemblant à ceux que l’ont peut trouver sur les vieux vases grecques. À l’intérieur de cette boule, on pouvait clairement distinguer une sorte de puissante lumière qui dansait comme si elle était  animée de sa propre vie. Hallþóra, qui regardait cet étrange homme depuis tout à l’heure ne pouvait pas se défaire d’un sentiment étrange à son sujet… Elle ne pouvait pas empêcher son être de ressentir une certaine nostalgie à son propos. Mais pourquoi ? Son visage, ces cheveux et ces yeux ne lui rappelait personne ! Elle était certaine de n’avoir jamais vu cet homme.. mais étrangement, la présence qu’il dégageait lui était.. familière. Elle le regarda alors sortir cette étrange boule et cet alors qu’elle reconnu l’un des arcannes ayant appartenu jadis à Mnémosyne, la titanide… cette lumière.. dansant à l’intérieur de la boule de cristal.. était de la foudre divine, le Keraunos ! Qu’était-il en train de se passer… qui était cet homme qui faisait remonter tant d’émotion en elle, pourquoi avait-il le Keraunos avec lui ? … Il y avait une réponse évidente à cette question, mais oserait-elle ne serait-ce qu’y penser réellement ? … Comme pour répondre à cette question, l’homme qui se tenait en plein milieux du groupe la regarda avec un sourire presque sortit tout droit de l’enfer… Il plongea la main dans la boule de cristal, attrapant à main nue le Keraunos, sous les yeux étonné de ces spectateurs.

L’éclair divin recouvra alors l’entièreté de son corps, attaquant chaque parcelle de l’armure qui se désintégrait à vue d’œil. La peau brûlait sous les coups de cette foudre et bientôt il ne restait plus qu’un tas de cendre… Voler le Keraunos était une chose, mais l’assimiler en était un autre. S’il n’était pas donné par son possesseur, l’éclair divin attaquerait la personne jusqu’à ce que celle-ci meure, ou qu’elle abandonne. Mais il y avait un espoir.. le Keraunos n’avait pas été donné à Zeus par son possesseur, et celui-ci l’avait quand même assimilé et gardé. En 1979, l’année où l’âme d’Apollyon se libéra du Tartare, Coeos donna son pouvoir à un jeune chevalier d’Or, mais celui-ci ne le garda pas longtemps avant que ce pouvoir ne disparaisse. Un humain normal n’était donc pas capable de posséder indéfiniment l’éclair divin, c’était une chose certaine, et l’éclair ne pouvait être assimilé facilement… La conclusion était donc qu’il pouvait donc être assimilé par un dieu ! Zeus y était parvenu, alors Apollyon y arriverait aussi ! Son corps n’était qu’un corps humain, mais son âme, elle, était immortelle !

Alors que l’armure était totalement partie en fumée, et que son corps était meurtrit et calciné jusqu’à l’os ; l’éclair fini brusquement par diminuer son intensité jusqu’à disparaitre totalement, comme aspiré à l’intérieur du corps, comme aspiré par l’âme d’Apollyon. Il émit alors un rire presque fou, étouffé par une toux ensanglantée, puis se tus lentement tout en s’effondrant par terre, sans vie. Aucun des spectres ne semblait avoir compris ce qu’il venait de se passer, et Hallþóra semblait confuse également. Tous fixaient le corps en plein milieux d’eux lorsqu’ils s’aperçurent que le ciel, jusqu’à maintenant d’un bleu éclatant, venait se recouvrir d’immenses nuages noir, changeant le jour en nuit. La pluie tomba violement et des éclairs commencèrent à danser dans le ciel. L’atmosphère devenait pesante et c’est alors qu’un éclair un peu différent des autres s’abattu sur le haut de la colline, à l’endroit exacte où se trouvait la tombe d’Apollyon, fissurant la grosse pierre tombale. « Babam… …babam …babam-babam……babam-babam-babam …» Oui elle l’entendait ! Des battements de cœur venaient subitement de se faire entendre des entrailles de la terre, provenant du corps de son frère… Alors c’était bien lui… elle ne pouvait pas le croire… Tant de siècle passé sans lui, à venir le voir régulièrement devant cette tombe… Et avant même qu’elle ne put entreprendre une quelconque réaction, la terre se fendit, laissant sortir un bras droit, puis le haut d’un corps.. et bientôt le corps entier se tint debout devant tout le monde… la pénombre que les nuages venait de créer ne rendait pas son visage perceptible, mais la lueur que dégageait ces yeux… on aurait dit un animal se tenant dans l’ombre avant de bondir sur sa proie.

Écartant les bras lentement, puis les levants devant ces yeux, Apollyon ne pouvait pas réaliser combien d’années étaient passées dans l’ombre du Tartare avant qu’il ne puisse ressentir la sensation d’être dans son propre corps… Son corps qu’il avait entrainé dans d’innombrable bataille entre le huitième et le quinzième siècle et fait passer du statut de demi-dieu à dieu à part entière, devenant le dieu de la destruction. En plus de ça, il pouvait ressentir le pouvoir de l’éclair divin en lui… tant de puissance…Alors c’était cette sensation que ressentait Zeus… par étonnant qu’il s’était autoproclamé roi des dieux ! Ses yeux bleu fixé sur ces mains se dirigèrent lentement sur les quatre spectres devant lui... Il ne devait y avoir aucuns témoins pouvant parler à Hadès de ce qu’il venait de se passer… AUCUN ! Son esprit se focalisa alors sur une et une seule chose.. l’annihilation totale de chacun d’entre eux… Et alors que son souffle se faisait de plus en plus bruyant, comme celui d’un animal devant sa proie, la pupille de ces yeux rétrécit lentement, puis s’allongea et leurs couleurs passèrent du bleu à un jaune orangé animal.. Sa respiration était si bruyante qu’elle résonnait sur le haut de la colline à présent… sa présence avait changée de celle d’un humain à celle d’un animal assoiffé de sang, sa présence était si lourde qu’elle pesait sur les épaules de tout le monde.. Il venait de laisser sa maladie mentale prendre le dessus de son conscient, passant dans cet état du Berserker que ces anciens adversaires avaient tant craint par le passé. Sa respiration s’arrêta alors brusquement… chacune des parcelles de son corps était déjà focalisé sur sa première victime… son regard se tourna alors vers sa sœur… lentement, mais effrayant. En un souffle il disparu et réapparu devant elle, laissant derrière lui un petit arc électrique… Lui-même n’en revenait pas... Sa rapidité était devenue bien plus importante grâce au Keraunos que celle d’un dieu ordinaire. Ces yeux fixé dans ceux de sa sœur semblait plonger dans son âme… à peine un mètre les séparaient. Il lui était difficile de ne pas s’attaquer à tout le monde dans cet état, mais jamais il n’aurait posé le petit doigt sur sa sœur comme ça. Elle savait qu’elle n’avait rien à craindre, même si la situation pouvait sembler des plus tendue. Une ondulation dorée apparue alors dans l’air entre les deux, comme lorsqu’un caillou est jeté dans une flaque d’eau, et alors deux marteaux en sortirent. Hallþóra les avait vu pour la première fois en 1489, à peine quelques jours avant que son frère ne se fasse attraper sur le mont Olympe… Apollyon, toujours le regard plongé dans ceux de sa sœur murmura lui murmura alors quelques mots, inaudible pour les autres personnes présentes.


"C’est le moment de tenir ta promesse, systir… [sœur en vieux norrois]"


Il se retourna alors lentement vers les quatre spectres. Il allait ouvrir la voie pour sa sœur… la voie du carnage ! Bondissant comme un animal, il se dirigea vers le premier des quatre spectres se trouvant près d’eux. Celui-ci essaya de contre-attaquer en voyant Apollyon foncer droit sur lui sans armure. Après tout pensa-t-il, que peux faire un homme à main nue contre une armure ? Mais le temps de lever les bras en avant, Apollyon accéléra d’un coup, arrachant une motte d’herbe sous ces pas, et apparu brusquement devant le spectre qui n’eu que le temps de ressentir à peine une petite bousculade… Qu’est ce qu’il s’était passé ? Il n’arrivait plus à lever les bras… son corps tremblait de haut en bas et il ne pouvait s’empêcher de cracher du sang… Il regarda alors le dieu devant lui et aperçu du sang qui coulait sur son visage… mais il ne semblait pas lui appartenir… En suivant difficilement du regard le bras droit d’Apollyon, il s’aperçu que celui-ci était enfoncé dans sa cage thoracique… Mais pourquoi n’arrivait-il par à bouger ces bras pour attraper son adversaire ou essayer de faire quelque chose pour se libérer… il regarda alors ces avant bras pour constater avec effroi qu’ils avaient été coupé, tranché net semblait-il… impossible.. à main nue ? Il n’avait eu le temps de voir ou ressentir quelque chose.. comment est-ce que.. Apollyon retira alors son bras et le spectre, rendant son dernier souffle de vie, put apercevoir une dague dans sa main droite… Simple, mais qui, entourée du cosmos d’Apollyon pouvait rivaliser avec la solidité d’une armure… Elle s’effrita alors subitement, pour totalement disparaitre en poussière d’étoile. Le corps du spectre tomba lourdement sur le sol, sans qu’il n’ait réussi à comprendre ce qu’il venait se passer. Le dieu fixa alors sa prochaine proie d’un regard effrayant. Il lécha le sang qu’il avait sur la main droite tout en affichant un sourire des plus sadiques, puis fit apparaître dans chacune de ces mains un glaive, épée courte typique des légions romaines d’environ 60 centimètres de longueur et 4 centimètre de largeur. C’était des armes qui garantissait de rapides mouvements, de part leur petites tailles, ainsi que d’importantes blessures de part la largeur de leurs lames.



Le cosmos des dieux, appelé plus communément « Dunamis », était capable de bien plus que de détruire les atomes ; il pouvait les créer ! Ainsi le pouvoir d’Apollyon était axé sur la création. Il était capable de créer instantanément n’importe quelle arme blanche qu’il avait déjà vu, et avec toutes les guerres ou batailles auxquelles il avait participé dans son passé, ça faisait plus d’un millier d’épées, lances, dagues, glaives, haches et autres armes blanches en tous genres qu’il pouvait créer. Chacune de ces armes ne pouvait exister que temporairement, s’évaporant en poussière d’étoile après un certain temps, proportionnel au cosmos qu’Apollyon y insufflait.

Le regard fou, Apollyon bondit alors une nouvelle fois en avant, allant chasser sa prochaine proie…

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Les Liens Du Sang [RP Flashback : Hallþóra & Apollyon]
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